27
juil
2010
Une Commission de Règlement Amiable (CRA) va être mise en place pour indemniser les commerçants et artisans et compenser les préjudices provoqués par les travaux générés par le réaménagement des Halles. La Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris y siègera et en a profité dans le dernier numéro « Le Commerce de Paris » pour relayer notre proposition phare depuis un an sur ce dossier : la nomination d’une médiateur entreprises sur la ZAC Clichy-Batignolles pour évaluer les préjudices subis à l’occasion des départs d’entreprises et des travaux d’aménagement.
« La CCIP soutient les commerçants localisés dans le secteur de la ZAC, qui déplorent le départ de plusieurs entreprises génératrices de flux de clientèle et la disparition temporaire des places de
stationnement en surface pendant les travaux. Afin d’évaluer l’ampleur de ces départs, la
CCIP a d’ailleurs effectué une analyse localisée du tissu économique local corroborant ces constats. »
On ne peut pas être plus clair ! Pourquoi la Ville de Paris et Lyne COHEN SOLAL ne veulent donc pas entendre l’appel des professionnels du quartier ?
Pour aller plus loin:
http://www.ccip75.fr/dispositifs-indemnisation-des-commercants-pendant-les-travaux-372.htm
http://www.ccip75.fr/upload/pdf/projet_clichy.pdf
Autres notes sur le sujet: 1,2,3
01
nov
2009
Ce sera le 81e quartier de Paris. Cinquante hectares réaménagés, plus de 3 000 nouveaux logements, des milliers de mètres carrés de bureaux, la nouvelle cité judiciaire de Paris … Une vraie ville dans la ville qui sortira de terre d’ici 2012–2013. Mais, en attendant, la zone d’aménagement de Clichy–
Batignolles ne ressemble pour l’instant qu’à un vaste désert, avec le parc Martin-Luther-King en guise
d’oasis. Les centaines de salariés qui travaillaient sur l’ancienne zone ferroviaire ont quitté les lieux. Et le chiffre d’affaires des commerçants des environs commence à s’en ressentir. « Avant de construire, il a d’abord fallu détruire, rappelle Jean-Claude Janan, président de la Capac, l’association des commerçants de l’ avenue de Clichy. En moins de deux ans, toutes les entreprises du site ont été délocalisées. » Les entrepôts Géodis-Calberson déménagés à Clichy, un gros cabinet d’architecture parti dans le XIIIe, des ateliers de la SNCF démantelés, un concesionnaIre automobile déplacé … Au total, selon les décomptes que les riverains ont tenté d’obtenir à la chambre de commerce, plus de 3 000 emplois auraient disparu du secteur des Batignolles.
Pas de commission d’indemnisation
« C’est autant de clients en moins pour les commerçants de l’avenue de Clichy, résume Jean-Claude Janan. Les restaurateurs, en particulier, sont en première ligne. Ils ont vu leur chiffre d’affaires chuter du jour au lendemain. » Le boulanger dont le magasin se trouve juste devant le terrain vague, où se dressaient les entrepôts Calberson, le confirme.
26
oct
2009
Le 12 octobre dernier, alerté par plusieurs commerçants et associations du quartier, j’avais présenté un vœu au nom de toute la majorité municipale du 17e relatif à une meilleure prise en compte du préjudice subi par les commerçants et les entreprises riverains des chantiers d’aménagement des ZAC Clichy Batignolles et Cardinet Chalabre. Avec les départs progressifs des entreprises de logistique de la zone (quelques milliers de salariés environ), la perte de clientèle est manifeste pour plusieurs commerces (notamment dans la restauration et l’hôtellerie).
Préoccupés par cette situation, nous demandons à ce que les commerçants et professionnels riverains puissent obtenir des dégrèvements sur les droits d’occupation du domaine public pendant les travaux et qu’une commission de règlement à l’amiable soit créée afin d’éviter les contentieux, de faciliter et de simplifier le règlement à l’amiable des préjudices économiques.
Le 20 octobre dernier, ma collègue Laurence DOUVIN, conseillère de Paris, a, lors du dernier du dernier Conseil de Paris, relayé ce vœu, qui s’appuyait sur des courriers d’associations de commerçants adressés à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris. La Mairie de Paris, coupée des réalités, s’est dite « étonnée par ce vœu » qui n’a « pas d’arguments crédibles » et qu’il n’était pas possible d’y « répondre favorablement »… Un peu court tout de même ! Laurence DOUVIN a répondu que nous demandions la création, sans attendre, d’une instance provisoire pour traiter ce problème.