Ce soir à l’occasion du Conseil du XVIIe arrondissement (live à 19h), la Ville de Paris demande d’approuver le principe du renouvellement de la délégation de service public pour la gestion de six marchés couverts alimentaires parisiens dont deux concernent notre arrondissement : Batignolles et Ternes-Lebon. A lecture des motifs exposés dans la délibération, nous apprenons que de onze marchés couverts en activité, nous passerons à six ! Paris disposait d’une trentaine de marchés couverts dans la seconde moitié du XIXe siècle. Éloquent ! Cette délibération serait le fruit d’une « réflexion d’ensemble » (sic) !
« Réorganisation » = mort des marchés couverts de proximité !
La dérive de la Ville de Paris qui vise à fermer, désaffecter, ou encore déclasser des marchés comme on l’a fait à Treilhard, Riquet ou encore Secrétan est patente ! Quelle absence d’ambition pour aider le commerce de proximité et apporter ce service apprécié des parisiens ! Si on voulait tuer le commerce de proximité à Paris, on ne s’y prendrait pas autrement ! Alors, la Ville tente de se justifier en parlant « d’une réorganisation complète de la gestion des marchés couverts (qui serait) apparue indispensable » mais sans trace d’engagement financier pour procéder à de « gros travaux de rénovation » comme elle aime l’écrire !
Incantations
Devant cet échec, sept ans seulement après le changement de mode de gestion choisi par la Ville, nous reconnaissons « la nécessité de faire évoluer la gestion des marchés couverts » et de procéder à leur « restructuration en profondeur » ! Mais, nous attendons beaucoup plus que ces incantations sans lendemain assénées depuis des années. Mais où est passée la prise en compte de l’urgence que la Ville évoquait pour expliquer sa réflexion ? Quels sont les budgets affectés par la Ville à ces travaux ? Quels sont ces aménagements ? Pourquoi ne font-ils pas l’objet de délibérations en urgence ?
L’avis est consultable :http://www.pme.gouv.fr/actualites/app_projet/som_app_projet.php
La date limite de réception des dossiers dématérialisés auprès de l’organisme de première instruction et de la DGCIS est fixée au : 23 avril 2010. La date limite de réception des avis dématérialisés des organismes de première instruction à la DGCIS au vendredi 25 mai 2010
Décidément, la politique menée par le Maire de Paris ne soutient pas le commerce de proximité et ne cherche pas à renforcer l’ attractivité de notre Capitale ! La chute brutale et sans précédent du montant des subventions de la Mairie de Paris allouées aux associations de commerçants dans le cadre des illuminations de la fin d’année 2009 (-39% en 2009, –13% en 2008), signalée dans un précédent voeu du 29 juin 2009 par Brigitte KUSTER et moi-même, en est l’irresponsable illustration.
Avec le succès populaire des illuminations de fin d’année et la nécessité absolue de les maintenir dans cette période de crise, nous avons redemandé, le 1er février dernier lors d’un voeu en Conseil d’arrondissement, au Maire de Paris d’engager, « dès à présent, des crédits supplémentaires qui permettront l’organisation des illuminations de fin d’année dans de meilleures conditions ». 8 associations de commerçants du 17è arrondissement participent, régulièrement et depuis de nombreuses années, aux illuminations de fin d’année et sont particulièrement touchées par le contexte économique défavorable.
Le concept des illuminations doit faire partie intégrante d’une véritable démarche touristique et économique, à laquelle se doit de participer la Mairie de Paris en prenant en charge l’installation des illuminations de Noël. Parmi les 15 plus grandes villes françaises, Paris est la seule ville où les associations de commerçants sont les principaux contributeurs… La gauche du 17ème embarrassée, s’est abstenue et a défendu une hausse imaginaire des subventions en la matière. Les associations de commerçants apprécieront la démagogie et le mensonge…
Je voulais vous saluer la campagne de communication en faveur du commerce de proximité est lancée par le Secrétariat d’État au Commerce et à la Consommation, Hervé NOVELLI, en partenariat avec l’ Institut National de la Consommation (INC) qui vise à soutenir et accompagner le dynamisme des commerçants en montrant l’excellence et la modernité de leur offre pour le consommateur. A ce titre, l’INC produit et diffuse jusqu’à décembre 2009, sur France 2, France 3, France 4 et RFO, une série spéciale 15 émissions TV « Consomag ».
Revendiquées à juste titre par des organisations professionnelles artisanales, les récentes annonces d’ Hervé NOVELLI en matière de régulation du régime de l’auto-enrtrepreneur, vont dans le bon sens : obligation demandée aux auto-entrepreneurs de s’immatriculer au répertoire des métiers et qualification des auto-entrepreneurs et de tous les créateurs d’entreprises artisanales vérifiée dès l’immatriculation.
Les risques de concurrences déloyales à l’égard des artisans et du commerce de proximité dans son ensemble se voient ainsi bien atténués. Il en va de la sécurité du consommateur également.
Ces mesures devraient être intégrées au projet de loi sur les réseaux consulaires qui sera discuté au Parlement à l’automne.
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