07 déc 2010

La « réorganisation des marchés couverts » accouche d’une souris !

Ce fût un conseil d’arrondissement éton­nam­ment mou­ve­menté ce soir (retrou­vez le vidéo en cli­quant ICI) auquel j’ai par­ti­cipé. L’opposition socia­liste et sa dépu­tée ont pré­féré la polé­mique sté­rile et l’outrance sur des sujets qui n’en valaient vrai­ment pas la peine… Je vous laisse le soin d’en juger par vous-même.

A cette occa­sion, les reve­naient dans l’actualité. Le pro­jet de signa­ture de la délé­ga­tion de ser­vice public des 6 dont 2 concer­naient le 17e était censé redy­na­mi­ser nos mar­chés en pro­po­sant de chan­ger de délé­ga­taire (DADOUN par BENSIDOUN). Mais à y regar­der de près, rien n’a changé sur le fond !

Où est l’évolution, sept ans seule­ment après le chan­ge­ment de mode de ges­tion choisi par la Ville ? On nous par­lait de « la néces­sité de faire évo­luer la ges­tion des mar­chés cou­verts » et de pro­cé­der à leur « restruc­tu­ra­tion en pro­fon­deur » ! Quels sont les bud­gets glo­baux affec­tés par la Ville à ces tra­vaux ? Quels sont ces amé­na­ge­ments ? Pour­quoi ne font-ils pas eux aussi l’objet de déli­bé­ra­tions ? Aug­men­ter les tarifs des droits de place de 5% au pre­mier jan­vier 2011 puis de 10% par an pen­dant quatre ans à comp­ter du 1er jan­vier 2012 fût la pre­mière et mau­vaise réponse de la Ville.

Quant à sa vision « dyna­mique de l’avenir des mar­chés cou­verts », permettez-moi d’être beau­coup moins enthou­siaste au regard des pro­po­si­tions for­mu­lées sur la base d’un cahier des charges encore une nou­velle fois impré­cis et man­quant de souffle. Le bud­get du nou­veau délé­ga­taire de 75.000 euros par an à la poli­tique de pro­mo­tion et de valo­ri­sa­tion des 6 mar­chés n’était pas le plus ambi­tieux si l’on regarde de près les offres des autres can­di­dats. Je reste éga­le­ment très scep­tique par rap­port à cette inno­va­tion de « dédier 15% de la sur­face de vente exis­tante sur chaque mar­ché, à ces espaces publics de res­tau­ra­tion. ». Aurait-on renoncé à rem­plir et den­si­fier nos mar­chés ? Où sont, par exemple, les spé­ci­fi­ca­tions rela­tives au recru­te­ment des com­merces de bouches comme les pois­son­niers, les bou­chers qui manquent cruel­le­ment à Paris ?

Nous atten­dons beau­coup plus que ces incan­ta­tions sans len­de­main assé­nées depuis des années. Pour toutes ces rai­sons, ce pro­jet ne peut être approuvé par notre équipe municipale.

L’opposition a voté « Pour » et notre majo­rité « Contre ».

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Cet article a été publié le 07/12/2010 dans Accueil, Paris, Réflexions, Vie de quartier, Vie économique. Vous pouvez suivre la discussion autour de cet article via le flux RSS 2.0.

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