27 sept 2010

Derrière le vide-greniers, le prosélytisme MACAQ

L’organisation du orga­nisé par l’association Trou­ba­dours ce week-end aux Bati­gnolles cache une autre réa­lité, trop sou­vent mécon­nue par les habi­tants qui trouvent dans cet évè­ne­ment le moyen effi­cace de revendre toutes sortes d’objets deve­nus encombrants.

Le pro­sé­ly­tisme poli­tique est pour­tant fla­grant : il n’y avait qu’à voir la ban­de­role et les stands syn­di­caux et poli­tiques sur le lieu du vide-greniers ce week-end pour en être assuré ! Que venait faire le Parti de Gauche sur une telle mani­fes­ta­tion ? Dans une lettre de 2002 à une adjointe du Maire de Paris, le pré­sident des M.A.C.A.Q. débu­tait par un “Chère cama­rade” et concluait par “Ami­tiés socia­listes”. Cette acti­vité poli­tique est assu­mée par l’association.

Payer 3m2 de linéaire au vide-greniers MACAQ, c’est quelque part finan­cer une asso­cia­tion poli­tique qui relève de la régle­men­ta­tion sur le finan­ce­ment des par­tis poli­tiques et qui ne devrait faire l’objet d’aucune aide finan­cière municipale.

Oui au vide-greniers popu­laire et orga­nisé dans le res­pect de tous ! Aucun net­toyage n’était prévu samedi soir lais­sant le quar­tier dans un sale état !

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Cet article a été publié le 27/09/2010 dans Accueil, Paris, Réflexions, Vie de quartier. Vous pouvez suivre la discussion autour de cet article via le flux RSS 2.0.

comments

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  1. septembre 27th, 2010 | Metzen Patrick says:

    Les MACAQ sont effec­ti­ve­ment un mou­ve­ment plus poli­tique qu’associatif. En 2007 pen­dant les cam­pagnes élec­to­rales, il ont orga­nisé, entre autres, au béné­fice d’Annick Lepe­tit et B. Dela­noë une marche sur le bou­le­vard Ber­thier. Dans cer­taines écoles, un encard des MACAQ est affi­ché dans l’espace réservé aux parents … On peut retrou­ver des clips anti­sar­kozy sur Dai­ly­mo­tion… Bref, les fri­pe­ries sous cou­vert de fes­ti­vi­tés popu­listes sont l’occasion de rac­co­ler l’électeur sans ver­gogne. Ils sont sou­te­nus et copieu­se­ment finan­cés par l’Hôtel de Ville et ne s’embarrassent guère de léga­lité. Il suf­fit d’entendre leur ex-leader en Conseil d’Arrondissement : la seule loi qu’il recon­nait est sa bien pensance…

    Le plus cho­quant dans ce qui s’est passé aux Bati­gnolles, c’est que cette asso­cia­tion non seule­ment annexe et com­mer­cia­lise l’espace public tout en impo­sant son appar­te­nance poli­tique mais aussi dégrade l’espace public. Lorsque l’on voit l’état des lieux après leur pas­sage, on se fait une idée du res­pect qu’ils ont du tra­vail d’autrui et notam­ment de celui des ser­vices de la pro­preté! Et pour­tant ils font payé les bro­can­teurs pour l’espace occupé. La moindre des choses serait de rendre cet espace public dans l’état ou ils l’ont trouvé!!!!

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