Marchés couverts ou le « miroir aux alouettes » de la nouvelle tarification
Cette semaine, la Mairie de Paris annonce dans sa délibération de modification des conditions financières applicables aux commerçants des marchés couverts, que « ces tarifs très modiques n’ont pas été revalorisés depuis 9 ans, ne serait ce que du montant de l’inflation ». Un aveu d’immobilisme et de mauvaise gestion publique des marchés parisiens ! Elle nous parle de « commerçants consultés … très réticents à accepter la hausse » de 10%, que j’avais dénoncé : mais pourquoi maintenir l’augmentation de 10% par an dès 2012 sur les quatre années suivantes ? La réalité, c’est que la Mairie de Paris a dû faire machine arrière et consentir une réduction de la hausse initiale des tarifs des droits de place en 2011 seulement suite à la pression de quelques commerçants.
Mais quelles sont ces méthodes de la Mairie de Paris qui négocie sous la pression médiatique, dans la précipitation et en catimini avec certains commerçants. C’est la preuve que cette gestion des marchés est approximative et a été lancée sans concertation préalable tous les commerçants des marchés et des élus d’arrondissement. Les commerçants du marché des Ternes n’ont même pas été informés de la fermeture de leur marché pendant un mois cet été (août) ! La représentativité des commerçants des marchés couverts est un véritable sujet dont la Ville ne s’est pas saisie. Les réalités économiques, urbaines des marchés couverts sont différentes et il convient d’imposer par marché un système de représentation des commerçants et de consultation transparent et démocratique.
C’est à la Ville d’engager et présenter sans attendre le fameux « programme pluriannuel de gros travaux de rénovation financés par la Ville » annoncé dans la dernière délibération relative à la délégation de service public. Un véritable miroir aux alouettes mes chers collègues ! Quels sont les budgets affectés par la Ville à ces travaux qui permettront aux parisiens de venir y faire leurs courses ?
A lire la délibération, l’on se rend compte que la Ville compte sur les commerçants pour financer les travaux de rénovation qui lui incombe depuis des années, et maintes fois repoussés. C’est l’objectif d’un marché couvert municipal que d’avoir des loyers plus bas que dans le privé. Pourquoi s’en étonner ? La gestion des marchés couverts est une mission de service public et la Ville ne l’assume pas. Pourquoi aligner des tarifs de droits de place des marchés alors que ce sont des réalités techniques, urbaines, différentes ? La vraie raison, c’est que la Ville de Paris veut taxer les commerçants et récupérer de l’argent pour financer ses errements budgétaires. Pour toutes ces raisons, ce projet ne peut être approuvé par notre équipe municipale.
L’opposition PS-PS-PRG a voté « pour«
La majorité UMP-NC a voté « contre »

Génération Paris Seine – GPS
UMP
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