11 déc 2009

Saleté des rues: même la CGT se plaint !

 » Pré­avis de grève conduc­tible à durée indé­ter­mi­née, pour sau­ver les emplois, les car­rières, éga­lité de trai­te­ments des agents, le sta­tut des agents et empê­cher la mort lente du Ser­vice Public de la de Paris, Ser­vice Public au ser­vice de l’Environnement, de l’Hygiène et de la Santé Publique.annoncée des agents de la de la Ville de Paris »» : voilà le savou­reux mes­sage déli­vré par le tract de la  pari­sienne qui dénonce l’absence de chez Ber­trand DELANOE sur la ques­tion des effec­tifs à la Pro­preté de Paris et sur la sup­pres­sion de 113 postes d’Eboueurs.

Très pré­cis, le tract public révèle sur­tout que  « sur tout Paris, le constat est fait que les petits Engins de Net­toie­ment de Trot­toirs (laveuses, aspi­ra­trices, véhi­cules d’enlèvement d’Objets Encom­brants) ne sont uti­li­sés qu’à 50 % de leur temps car nous n’avons pas les agents pour les conduire et pour­tant on veut sup­pri­mer des postes d’Eboueurs !!! (…) Et puis, il y a des dis­pro­por­tions impor­tantes dans la dis­tri­bu­tion des moyens en maté­riels et en effec­tifs entre les arron­dis­se­ments (…). Pour essayer de remé­dier à tout cela avec un effec­tif constant, l’Ouest pari­sien a été désha­billé pour habiller l’Est pari­sien et plus par­ti­cu­liè­re­ment le 18ème  avec 100 postes de plus sans re-municipalisation alors que le 19ième a eu autant de postes avec re-municipalisation de la col­lecte ! » L’organisation syn­di­ca­liste feint de s’interroger :  « l’Hygiène et la Santé Publique ne sont plus une prio­rité pour le Maire de Paris ? »» alors que les habi­tants du 17ème vivent avec les consé­quences désas­treuses de cette négli­gence majeure de la Ville Paris depuis 2001 !

Archive: http://www.geoffroy-boulard.eu/blog/?p=2146

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Cet article a été publié le 11/12/2009 dans Accueil. Vous pouvez suivre la discussion autour de cet article via le flux RSS 2.0.

comments

5
  1. janvier 16th, 2010 | Vincent says:

    Cela fait plai­sir de voir qu’un élu, jeune au demeu­rant, se rend compte de la saleté repous­sante de nos quar­tiers. A ce point de saleté, on n’est pas loin du bidon­ville cer­tains jours.

    Je ne pense abso­lu­ment pas que cela ait quelque chose à voir avec l’éducation… Certes il y a des gens plus ou moins soi­gneux, plus ou moins bien éle­vés, MAIS pas plus aujourd’hui qu’hier, pas plus en France qu’ailleurs.

    Mais deux raisons :

    1 une poli­tique désas­treuse de la ville de PARIS qui a laissé la situa­tion se dégra­der, voire qui l’a elle même dégra­dée ; tout le monde sait que nous nous com­por­tons en fonc­tion d’un contexte ; on ne des­cend pas son bidet félé, son mate­las souillé et son micro-ondes cassé sur les trot­toirs des Champs Ely­sées qui sont net­toyés, on le fait dans les rues où on trouve déjà sur les trot­toirs des vélos cas­sés, des écrans d’ordinateurs, de vieux duvets, des fri­gos ; la saleté appelle la saleté ; même un japo­nais hygiè­niste aura du mal à ne pas jeter son mégot par terre quand il marche dans la merde et le che­wing gum en lou­voyant entre les ordures.

    2 une com­mu­ni­ca­tion ridi­cule et coû­teuse sans aucune sanc­tion effi­cace : je ne suis pas contre les amendes ; la pro­preté comme la sécu­rité rou­tière a un prix. Mais pré­tendre règler le pro­blème de la saleté à PARIS par de grandes affiches pro­cla­mant que depuis 2004, la per­sonne qui jette un chewing-gum, un mégot, une can­nette, qui crache sur la voie publique à Paris est pas­sible d’une amende de 183 €, tarif iden­tique à l’amende pour une
    crotte de chien fait vrai­ment rigo­ler (ou pleu­rer) quand on voit les cad­dies , les télés, les gra­vats aban­don­nés un peu partout.

    Désolé mais il ne me parait pas très dif­fi­cile quand on voit des élé­ments de cui­sine, des gra­vats, des appa­reils ména­gers sur le trot­toir d’établir qui est le res­pon­sable de ces ordures et de lui deman­der 500 euros au m3, au besoin en sai­sis­sant ses nou­veaux appa­reils ména­gers. La Ville ferait ceci sys­té­ma­ti­que­ment, on rega­gne­rait peut-être des trot­toirs et on pour­rait ensuite tra­quer les che­wing gums et les crottes pour finir par les mégots et les tickets de métro.

  2. mars 25th, 2010 | Renaud says:

    Bon­jour,

    je suis un nou­vel habi­tant du quar­tier des Bati­gnolles et, comme je l’ai déjà dit ici il y a peu, tel­le­ment le sujet me touche, je suis abso­lu­ment esto­ma­qué par la saleté, que dis-je, la « dégueu­las­se­rie » des rues du quar­tier. Hon­nê­te­ment, si j’avais été au fait de ce pro­blème en ache­tant mon appar­te­ment, ou si je m’en était rendu compte à temps, j’aurai sans doute réflé­chi à deux fois avant d’y inves­tir autant d’argent, de temps, d’efforts. C’est trop tard main­te­nant et du coup, je pense qu’il faut que les habi­tants des quar­tiers concer­nés se mobi­lisent.
    Venant d’un autre quar­tier de Paris pas du tout concerné par ce pro­blème je n’imaginais pas qu’on puisse atteindre un tel degrés de saleté dans une grande ville fran­çaise au XXIe siècle. C’est vrai­ment dom­mage car le quar­tier des Bati­gnolles a tout pour plaire et pour atti­rer. Là il devient repous­sant.
    Je lis ici et là que les élus de l’arrondissement sont bien conscients du pro­blème, et que de grandes décla­ra­tions sont faites pour y trou­ver un remède. C’est bien de consta­ter, de décla­rer, d’accuser les uns ou les autres mais les habi­tant se foutent bien de tout cela. Ce que nous vou­lons, ce sont des rues propres. Point. Pour­quoi cela est-il pos­sible ailleurs dans Paris et pas ici ? Aucune rai­son. Les gens ne sont pas plus sales ici qu’ailleurs (même si je sous­crit à l’argument ci des­sus qui veut que « la saleté appelle la saleté », mal­heu­reu­se­ment). La seule vraie rai­son c’est ou bien l’incompétence ou bien l’insuffisance de moyens des ser­vices de net­toyage. Je n’imagine pas la pre­mière et je ne peux admettre la seconde.
    J’ai laissé depuis plu­sieurs jours des mes­sages sur plu­sieurs blogs d’élus, je pense que je vais aller plus loin et inter­pel­ler direc­te­ment Mme la Maire (même si elle est je pense bien consciente du pro­blème). Nous devons nous mobi­li­ser, tous. Et les pou­voirs publics en priorité.

  3. mars 25th, 2010 | Renaud says:

    Et le pire, c’est qu’au fil de mes recherches en ligne je vois des comptes ren­dus du CCQ des Bati­gnolles de 2005 (!) qui évoquent déjà exac­te­ment les mêmes pro­blèmes !! Cela signi­fie qu’en 5 ans rien n’a changé ! Cela me fait peur. Alors stop aux belles décla­ra­tions, au études dans tous les sens, aux ren­vois de balles sté­riles entre majo­rité de l’arrondissement et majo­rité à la Mai­rie de paris : on recrute des balayeurs, on actionne le kar­cher (à bon escient cette fois), on vide les cani­veaux ! Il faut que ça bouge.

  4. février 15th, 2012 | géranium says:

    Et plus le temps passe, plus c’est dégueulasse!

    En ce qui concerne la pro­preté des rues de Paris, je pro­pose que les rive­rains du 18 ième arron­dis­se­ment refusent de payer leurs impôts fon­ciers (exces­si­ve­ment oné­reux en regard de la saleté et du dan­ger d’épidémies qu’ils risquent de subir à terme, dans ces rues fran­che­ment répu­gnantes d’immondices).

    Le 19ème arron­dis­se­ment de Paris a fourni un effort consi­dé­rable en ce qui concerne ce pro­blème de l’hygiène publique. Des rues propres, un quar­tier Vert, et une popu­la­tion heu­reuse d’y vivre. De plus, les ser­vices de cette Mai­rie sont aisé­ment acces­sibles à tous, ce qui n’est pas le cas du 18ième.

    Il faut savoir que les parcs à 2 roues (en nombre consi­dé­rable dans le 18ième et dans de très petites rues) entraînent de graves nui­sances: pro­blèmes pour res­pi­rer, pol­lu­tion sonore, et flaques de gaz oil un peu par­tout dans les rues. On vit dans un quartier-poubelle et on patauge lit­té­ra­le­ment dans la saleté et les graisses de carburants.

    Une remarque: depuis l’installation de ces parcs à 2 roues, les rues concer­nées et défi­gu­rées par le va et vient de ces motos, sont bien plus sales. Est-ce à dire que les balayeurs ne peuvent pas pas­ser leur balai entre les motos? Une expli­ca­tion, parmi tant d’autres.

    Bien que le Maire, Mon­sieur Daniel Vaillant ait été inter­pellé sur ces 2 ques­tions: pro­preté et 2 roues, il ne semble pas être en mesure d’y appor­ter une réponse et sur­tout une solu­tion. Il ren­voie ses conci­toyens vers les ser­vices d’une Madame Jouf­froy, grande spé­cia­liste de la voi­rie pari­sienne auprès du Maire de Paris, Ber­trand Delanoé.

    Je ne crois pas que cette dame Jouf­froy accep­te­rait de vivre en rez-de-chaussée, avec une telle atteinte à son inté­grité phy­sique et morale sous ses fenêtres (voir photo)… !

    Les motos ont été pla­cées là, sans aucune concer­ta­tion avec les rive­rains et sans le moindre res­pect des habi­tants qui vivent lit­té­ra­le­ment au ras de ces pots d’échappement. On ne peut plus ouvrir les fenêtres pour aérer les loge­ments, et lors des pics de pol­lu­tion il fuir hors de Paris, à condi­tion d’en avoir les moyens! Des enfants, des per­sonnes âgées, des malades vivent là… de quel droit les pri­ver d’un mini­mum d’oxygène!

    Dans la plu­part des quar­tiers de la capi­tale, ces nui­sances sont véri­ta­ble­ment moindres, et les habi­tants de ces quar­tiers paient en géné­ral des impôts fon­ciers beau­coup moins chers.

    Expliquez-donc pour­quoi… ?

    Qui décide quoi, dans la ges­tion de la Ville?

    Et jusqu’à quand cela va-t-il durer?

    Ah, si j’étais Maire de Paris… j’installerais des jar­di­nières sous le nez des pari­siens, plu­tôt que des motos! On res­pi­re­rait mieux et on serait moins mal­heu­reux de vivre en ville !

  5. février 15th, 2012 | géranium says:

    Et plus le temps passe, plus c’est dégueulasse!

    En ce qui concerne la pro­preté des rues de Paris, je pro­pose que les rive­rains du 18 ième arron­dis­se­ment refusent de payer leurs impôts fon­ciers (exces­si­ve­ment oné­reux en regard de la saleté et du dan­ger d’épidémies qu’ils risquent de subir à terme, dans ces rues fran­che­ment répu­gnantes d’immondices).

    Le 19ème arron­dis­se­ment de Paris a fourni un effort consi­dé­rable en ce qui concerne ce pro­blème de l’hygiène publique. Des rues propres, un quar­tier Vert, et une popu­la­tion heu­reuse d’y vivre. De plus, les ser­vices de cette Mai­rie sont aisé­ment acces­sibles à tous, ce qui n’est pas le cas du 18ième.

    Il faut savoir que les parcs à 2 roues (en nombre consi­dé­rable dans le 18ième et dans de très petites rues) entraînent de graves nui­sances: pro­blèmes pour res­pi­rer, pol­lu­tion sonore, et flaques de gaz oil un peu par­tout dans les rues. On vit dans un quartier-poubelle et on patauge lit­té­ra­le­ment dans la saleté et les graisses de carburants.

    Une remarque: depuis l’installation de ces parcs à 2 roues, les rues concer­nées et défi­gu­rées par le va et vient de ces motos, sont bien plus sales. Est-ce à dire que les balayeurs ne peuvent pas pas­ser leur balai entre les motos? Une expli­ca­tion, parmi tant d’autres.

    Bien que le Maire, Mon­sieur Daniel Vaillant ait été inter­pellé sur ces 2 ques­tions: pro­preté et 2 roues, il ne semble pas être en mesure d’y appor­ter une réponse et sur­tout une solu­tion. Il ren­voie ses conci­toyens vers les ser­vices d’une Madame Jouf­froy, grande spé­cia­liste de la voi­rie pari­sienne auprès du Maire de Paris, Ber­trand Delanoé.

    Je ne crois pas que cette dame Jouf­froy accep­te­rait de vivre en rez-de-chaussée, avec une telle atteinte à son inté­grité phy­sique et morale sous ses fenêtres (voir photo)… !

    Les motos ont été pla­cées là, sans aucune concer­ta­tion avec les rive­rains et sans le moindre res­pect des habi­tants qui vivent lit­té­ra­le­ment au ras de ces pots d’échappement. On ne peut plus ouvrir les fenêtres pour aérer les loge­ments, et lors des pics de pol­lu­tion il faut fuir hors de Paris, à condi­tion d’en avoir les moyens! Des enfants, des per­sonnes âgées, des malades vivent là… de quel droit les pri­ver d’un mini­mum d’oxygène!

    Dans la plu­part des quar­tiers de la capi­tale, ces nui­sances sont véri­ta­ble­ment moindres, et les habi­tants de ces quar­tiers paient en géné­ral des impôts fon­ciers beau­coup moins chers.

    Expliquez-donc pour­quoi… ?

    Qui décide quoi, dans la ges­tion de la Ville?

    Et jusqu’à quand cela va-t-il durer?

    Ah, si j’étais Maire de Paris… j’installerais des jar­di­nières sous le nez des pari­siens, plu­tôt que des motos! On res­pi­re­rait mieux et on serait moins mal­heu­reux de vivre en ville !

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