01 nov 2009

Presse: « La traversée du désert des commerçants des Batignolles » Le Parisien

Ce sera le 81e quar­tier de Paris. Cin­quante hec­tares réamé­na­gés, plus de 3 000 nou­veaux loge­ments, des mil­liers de mètres car­rés de bureaux, la nou­velle cité judi­ciaire de Paris … Une vraie ville dans la ville qui sor­tira de terre d’ici 2012–2013. Mais, en atten­dant, la zone d’aménagement de Cli­chy–
Bati­gnolles ne res­semble pour l’instant qu’à un vaste désert, avec le parc Martin-Luther-King en guise
d’oasis. Les cen­taines de sala­riés qui tra­vaillaient sur l’ancienne zone fer­ro­viaire ont quitté les lieux. Et le chiffre d’affaires des com­mer­çants des envi­rons com­mence à s’en res­sen­tir. « Avant de construire, il a d’abord fallu détruire, rap­pelle , pré­sident de la , l’association des com­mer­çants de l’avenue de Cli­chy. En moins de deux ans, toutes les entre­prises du site ont été délo­ca­li­sées. » Les entre­pôts Géodis-Calberson démé­na­gés à Cli­chy, un gros cabi­net d’architecture parti dans le XIIIe, des ate­liers de la SNCF déman­te­lés, un conce­sion­naIre auto­mo­bile déplacé … Au total, selon les décomptes que les rive­rains ont tenté d’obtenir à la chambre de com­merce, plus de 3 000 emplois auraient dis­paru du sec­teur des Batignolles.

Pas de com­mis­sion d’indemnisation

« C’est autant de clients en moins pour les com­mer­çants de l’avenue de Cli­chy, résume Jean-Claude Janan. Les res­tau­ra­teurs, en par­ti­cu­lier, sont en pre­mière ligne. Ils ont vu leur chiffre d’affaires chu­ter du jour au len­de­main. » Le bou­lan­ger dont le maga­sin se trouve juste devant le ter­rain vague, où se dres­saient les entre­pôts Cal­ber­son, le confirme. «Avant, beau­coup de chauf­feurs rou­tiers pas­saient prendre un sand­wich. Depuis qu’ils ne viennent plus, ma recette a dû chu­ter d’au moins 20 %. « C’est plu­tôt 60 % du chiffre d’affaires qui a dis­paru », rec­ti­fie Mizan, qui gère un res­tau­rant ita­lien sur l’avenue de Cli­chy. « Regar­dez, tous les jours, c’est comme ça », indique-t-il en mon­trant l’établissement occupé par un seul client à 13 heures. Aler­tés par cer­tains com­mer­çants aux abois, les élus UMP du XVIIe ont pré­senté un voeu au Conseil de Paris, la semaine der­nière, afin d’obtenir la créa­tion d’une com­mis­sion d’indemnisation amiable pour les rive­rains du chan­tier. Le voeu a été reto­qué par la majo­rité muni­ci­pale. « La demande n’était pas rece­vable », explique-t-on au cabi­net de , adjointe au maire de Paris char­gée du com­merce. « Les élus du XVIIe sou­hai­taient que l’on indem­nise les vic­times des nui­sances d’un chan­tier… qui n’a pas encore com­mencé » Nous sommes conscients que les res­tau­ra­teurs de la porte de Cli­chy souffrent du départ d’une par­tie de leur clien­tèle. Mais une mai­rie n’a ni la voca­tion ni la pos­si­bi­lité légale d’indemniser ces désagréments. »

Benoît Hasse — Tous droits réser­vés: Le Parisien

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Cet article a été publié le 01/11/2009 dans Accueil, Médias, Paris, Vie de quartier. Vous pouvez suivre la discussion autour de cet article via le flux RSS 2.0.

comments

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  1. novembre 2nd, 2009 | Jean Claude JANAN says:

    Le dos­sier des trans­ferts d’entreprises du ter­ri­toire « Cardinet-Clichy » n’est pas classé au fond des archives de la CAPAC. Nous atten­dons les conclu­sions de l’analyse de la CCIP Délé­ga­tion de Paris.Le moment venu, nous adres­se­rons une demande de rendez-vous aux élus concer­nés .La CAPAC ne peut émmettre que des « sou­haits  » auprès de madame Lyne Cohen-Solal.
    Le Conseil de Paris est concerné par le dossier.

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